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O comme Open Data

Open Data, une fenêtre sur le monde... et ses données

Open data, Smart Data, Big Data... Ah on en entend parler de ces data ! Aujourd'hui incontournables, elles englobent de plus en plus de sujets.

Tout d’abord qu’est-ce que les Open Data ? Ce sont des «  données ouvertes », des informations accessibles librement et gratuitement. Toutes ces données sont mises à disposition dans un but d’intérêt public et général.

L’Open Data est omniprésent en généalogie, et chacun de nous lui doit une fière chandelle ! Ainsi, la numérisation des archives correspond à cette volonté de transparence, de partage. Les registres d’état civil sont les outils indispensables de tout généalogiste amateur ou non, et leur consultation en ligne permet un gain de temps considérable. Ainsi, aujourd’hui 90 % des archives départementales ont déployé des plans de numérisation. 

On doit l’ouverture de ces données à deux lois récentes : la loi Valter de décembre 2015 sur la gratuité et la réutilisation des informations publiques, et celle de 2016 qui impose aux collectivités de rendre leurs archives publiques.  Cet essor de l’Open Data est encore en cours, ainsi depuis janvier dernier, l’amendement n°CL689 de la loi Lemaire permet d’obtenir gratuitement les fichiers des décès de l’INSEE depuis 1910. Ces données étant récentes et donc encore trop sensibles, seuls certains organismes publics peuvent les demander. 

Mais la polémique enfle : certains sites sont accusés d’utiliser à des fins commerciales des données numérisées par les départements, tout cela soulevant un débat plus éthique que légal. Toutefois tout n’est pas entièrement accessible en ligne, l’Open Data a ses limites ! Les mentions marginales plus récentes figurant sur des actes devenus communicables et qui seraient susceptibles de porter atteinte à la vie privée des personnes concernées ne doivent pas être affichées. Le but ? Préserver cette notion de vie privée que les opposants à l’Open Data cherchent à garantir : selon eux, l’ouverture des données menacerait cela. La CNIL ( Commission nationale de l’Informatique et des Libertés ) étudie d’ailleurs avec attention ce sujet sensible, certains ayant pointé du doigt des « failles » dans les lois Valter et Lemaire. 

Notons qu’il n’y a évidemment pas que les archives à se convertir à l’Open Data, les villes ont aussi rapidement suivi le mouvement, certaines d’entre elles en sont même de véritables pionnières, comme Rennes,  première collectivité à mettre en ligne un catalogue de données ouvertes. Depuis, leur service s’est agrandi avec la mise en ligne du budget de la ville, des périmètres des ZAC, ou encore des mesures de rayonnement électromagnétique des antennes relais de téléphone. 

L’Open Data n’en est qu’à ses débuts, et nombre d’acteurs de la vie publique comme privée envisage aujourd’hui eux aussi de se convertir à cette fièvre des données. 

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