On mange bien, chez nous - L'histoire d'une Fille du Roi

Le destin de Jeanne Crossonneau Rossignol, Fille du Roi - Chapitre 14. Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'on mangeait en Nouvelle-France au XVIIe siècle ? Une plongée dans les cuisines des colons en Nouvelle-France.

On mange bien, chez nous - L'histoire d'une Fille du Roi


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DU PAIN ET UNE SOUPE DE POIS

Les premiers colons ont amené avec eux bon nombre de graines et plants pour tenter de faire pousser des légumes et céréales se rapprochant au plus près de ce que l'on trouve en Vieille France. Aussi, ces derniers avaient une large préférence pour les aliments directement importés de France plutôt que pour les aliments indigènes (maïs, haricots, courges...). Ce n'est que plus tard que les habitants adopteront ces denrées.

En 1676, on peut imaginer que Jeanne nourrisse sa famille en fonction des saisons. L'été, les fruits populaires sont les fraises, les canneberges, les bleuets et les framboises. On profite de la belle saison pour faire pousser des choux, des carottes, des oignons que l'on conservera soigneusement pour passer l'hiver. Il parait qu'ils adorent les concombres, cuisinés à toutes les sauces !

Le pain constituait l'élément de base de l'alimentation en Nouvelle-France. On comprend mieux l'intérêt pour Jeanne d'avoir de l'aide pour récolter les grains, les emmener au moulin pour en repartir avec de la farine. On mange du pain à tous les repas, avec de l'eau de vie, des oignons ou une soupe de pois.

Pour ce qui est de la viande, on ne mange pas beaucoup de gibier. On mange plutôt de la volaille (perdrix, canards, oies...) mais surtout des tourtelles, très appréciées ! On consomme aussi ce que l'on est capable de pêcher, beaucoup d'anguilles ou du saumon. Enfin, certains habitants possédant des bêtes à cornes pouvaient les tuer, les préparer et les conserver pour passer la dure saison.

Et le sirop d'érable alors ? Et bien, c'est surtout l'eau d'érable qui est utilisée à l'époque, pour son sucre, mais pas pour son sirop.


JEANNE A 5 ENFANTS

Personnellement, j'imagine très bien Jeanne cuisiner près du foyer pour toute sa petite famille. D'ailleurs, on mange bien, chez Jeanne. Et si on mange bien, c'est que la vie va bien. Elle tombe à nouveau enceinte, d'Urbain Fouquereau cette fois. Bien qu'elle ai pu espérer très fort avoir une petite fille pour quatrième enfant, Jeanne accouche le 3 août 1677 en sa maison, de Pierre. Il rejoint la famille et rencontre ses trois frères Jacques, Nicolas et Jean-Baptiste. Il sera baptisé le 15 août en la chapelle de Dombourg par le même missionnaire qui a marié ses parents. 


Acte de baptême de Pierre Fouquereau

Acte de baptême de Pierre Fouquereau - Source : FamilySearch - Quebec, Catholic Parish Registers, 1621-1979


Ce n'est que deux ans plus tard que Jeanne pourra se réjouir d'accueillir sa première fille, Elizabeth-Ursule. Cette dernière nait le 22 août 1679. Urbain, son père, est déclaré absent lors de son baptême. Peut-être était-il parti chasser ou en corvée ? Les territoires sont tellement immenses en Nouvelle-France, les grandes distances peuvent expliquer ces absences. Peut-être n'était-il pas non plus présent lors de l'accouchement de Jeanne ? Il n'a peut-être même pas encore rencontré sa fille ? Qui sait ?


Acte de baptême de Elizabeth-Ursule Fouquereau

Acte de baptême de Elizabeth-Ursule Fouquereau - Source : FamilySearch - Quebec, Catholic Parish Registers, 1621-1979


A demain pour la suite de notre Challenge AZ et de notre histoire d'ancêtre grand format : Le destin de Jeanne Crossonneau Rossignol, Fille du Roi.


Maud de Geneafinder

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