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A comme Ada

Ada est le prénom d’Ada Byron ou Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, de son nom complet.


Ada Lovelace n’est pas le sosa d’un des membres de l’équipe de Geneafinder, c’est une pionnière, une femme qui a marqué l’histoire. Ada c’est « la première geek du monde »

Pour nous, technologie, généalogie et histoire vont bien ensemble. Avec le voyage, ces thèmes seront même notre ligne de conduite pour écrire tous les jours du mois de novembre. Et pour ce premier article du #ChallengeAZ, c’est le portrait d’une femme que nous avons choisi de mettre en avant.


Ada a 203 ans

Elle nait à Londres le 10 décembre 1815 et est la fille du poète Lord Byron et de l’intellectuelle Annabella Milbanke. L’histoire d’Ada, c’est aussi l’histoire de femmes précurseurs de leur temps. Nous sommes à l’époque victorienne et les hommes se sont réservé le domaine des sciences, du moins dans les débats scientifiques publics. Mais la première femme à jouer un rôle dans la vie d’Ada, c’est sa mère, Annabella. En effet, c’est cette dernière qui éleva seule sa fille et qui, assez tôt, lui offrit un enseignement des mathématiques approfondi et rigoureux. Une formation scientifique censée éloigner Ada des préoccupations littéraires de son père… et quelle bonne idée !

Nous sommes en 1832, Ada a 17 ans et ne le sait pas encore mais, 1) il ne lui reste plus que 16 ans à vivre et 2) elle s’apprête à faire une rencontre qui va considérablement accélérer le génie de sa courte vie. Mary Sommerville, chercheuse et scientifique reconnue de son époque, devient la nouvelle tutrice de l’adolescente. Hormis le fait de continuer à stimuler l’intellect d’Ada, Mary Sommerville est à l’origine de sa rencontre avec le mathématicien renommé Charles Babbage aka* le père des ordinateurs modernes. 

*Aka = As known as = aussi connu comme


Et voilà, nous y sommes

Ada se passionne pour la machine à différences du mathématicien et c’est là que se joue tout l’avenir de l’informatique. S’en suit une dizaine d’années d’échanges de mails permettant ainsi à Ada de développer ses compétences en mathématiques et de suivre l’évolution de la première calculatrice, celle de Babbage. Mais Babbage est ambitieux, et ne s’arrête pas à une simple calculette, non. Il s’attèle peu après à la création de la machine analytique, principe qui par la lecture séquentielle de cartes perforées donnerait des instructions et des données à sa machine. Le voilà, le premier ordinateur moderne.    

Entre temps, Ada devient maman, elle a trois enfants, Byron, Annabella et Ralph Gordon et la charge mentale liée à ce nouveau job lui fait oublier un temps l’informatique. C’est en 1839 qu’elle s’y remet, aidée par le mathématicien Auguste de Morgan, qui la forme à l’algèbre, la logique et l’analyse. Trois ans après, une description de la machine analytique de Babbage paraît en français, Ada se verra offrir la chance de traduire ce mémoire en anglais. Mais pas que. Babbage lui propose de compléter, corriger et annoter le dit document. 

C’est une de ses notes qui fait la renommée d’Ada Lovelace. Celle-ci contient un algorithme très détaillé pour le calcul d’une suite de nombres rationnels, un algorithme considéré comme le premier programme informatique au monde.


Ada est visionnaire

Elle imagine déjà cette machine comme étant capable de composer de la musique. Mais elle meurt à 36 ans d’un cancer de l’utérus, ruinée et sans doute sans la moindre idée des progrès futurs de l’informatique d’aujourd’hui. Ces travaux sont à la base de ceux d’Alan Turing, 100 ans après, sans jamais y être citée. Son nom apparaît la première fois pour nommer le langage de programmation du département de la Défense américain, dans les années 1980. Une copie de ce manuscrit historique, traduit et annoté par Ada a récemment été vendue aux enchères pour 107 000€ (95 000£), le point final du portrait d’une femme résolument moderne. 

Ada a déclaré : « La machine analytique n’a nullement la prétention de créer quelque chose par elle-même. Elle peut exécuter tout ce que nous saurons lui donner à exécuter. Elle peut suivre une analyse; mais elle n’a pas la faculté d’imaginer des relations analytiques ou des vérités. Son rôle est de nous aider à effectuer ce que nous savons déjà dominer. » Et même avec l’arrivée du Big Data, son propos est aujourd’hui toujours valable…


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