bienvenue sur notre blog

G comme Grande mer montre ses côtes

Partager cet article sur les réseaux sociaux

G comme Grande mer montre ses côtes

Le destin de Jeanne Crossonneau Rossignol, Fille du Roi - Chapitre 6. Après de longues semaines en mer, Jeanne arrive enfin au Canada, à Québec. Le début d’une nouvelle vie…


Temps de lecture : 2min


LA VIGIE SIGNALE LA TERRE

Les derniers jours à bord de La Nouvelle-France sont longs ! Le chirurgien traque les poux, le maître-valet gère les dernières provisions et les Filles du Roi, elles, ne cachent plus leur impatience. La promiscuité, les cabines partagées et les odeurs des corps sales et non lavés depuis un bon moment ajoutent grandement à cette hâte qu’ont les passagers d’arriver à bon port.

La vigie signale la terre et à l’approche du continent nord-américain le décor change. Les paysages sont bien différents, immenses. Le bateau s’engouffre entre Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse, puis s’arrête à Percé aux alentours du 21 juillet pour y récupérer 200 soldats à amener à Québec, sur ordre du Roi.

Après quelques jours d’arrêt, la Nouvelle-France remonte le fleuve Saint-Laurent, appelé « la mer » par les Québécois puisqu’on n’en voit pas le bout. Il passe quelques îles et îlots qui semblent inhabités et longe l’île d’Orléans qui ne parait être que verdure et vignes mais qui, elle, est habitée depuis le XVIe siècle suite à sa découverte par Jacques Cartier.


L’ARRIVÉE À QUÉBEC

Le 31 juillet 1670, La Nouvelle-France arrive enfin dans le port de Québec. On ne peut manquer le Château Saint-Louis, bâti selon le style Palladien sur le sommet de la falaise, dans la Haute-Ville, dominant ainsi le port et la Basse-Ville. C’est ici que réside le gouvernement de la Nouvelle-France. Jeanne doit être profondément excitée et se sentir toute petite… Tout semble différent, les maisons de bois, la hauteur des falaises, la verdure des terres et la grandeur du fleuve.

Ce jour là, le bateau et tout son équipage sont accueillis en fanfare. Les citoyens québécois se pressent pour apercevoir le navire et ces nouveaux arrivants qui viendront agrandir la ville. Alors qu’on prépare le déchargement de la cargaison et des coffres, le capitaine fait signe aux Filles du Roi de descendre, précédées par la Soeur en charge de leur protection. Elles sont accueillies par Daniel de Rémy de Courcelles, plus connu comme Rémy de Courcelle, Gouverneur de la Nouvelle-France depuis 1665. Tout le monde se regarde, les Filles du Roi regardent les hommes et pensent déjà à leur futur mari. Les hommes ont sorti leurs plus beaux habits et ont parfois fait plusieurs jours de marche et de canot pour être présents lors de l’arrivée de ces nouvelles prétendantes. Il ne fallait manquer ça pour rien au monde ! Quand on sait en plus que l’intendant Jean Talon (qui revient à Québec à la fin de l’été 1670) donne des amendes aux célibataires et récompense les mariages et les familles…

Le soir même de l’arrivée, les jeunes filles sont escortées jusqu’à une auberge, une famille bien choisie ou chez les Ursulines. Elles peuvent y manger un repas convenable et faire une toilette de sorte à être plus présentables le lendemain, le fameux jour de la rencontre avec leurs futurs maris…


A demain pour la suite de notre Challenge AZ et de notre histoire d'ancêtre grand format : Le destin de Jeanne Crossonneau Rossignol, Fille du Roi.


Maud de Geneafinder


Edit : 

Une autre source rapporte que Jeanne aurait embarqué à bord du Saint Jean-Baptiste parti de Dieppe et arrivé au Canada vers le 29 août. C'est possible aussi !




découvrez nos articles sur le monde de la généalogie sur notre blog Geneafinder